« Au cœur donc de Paris, un cœur : un muscle, une pompe aspirante et refoulante, aux battements ininterrompus, animant sans repos, régulièrement, moins régulièrement parfois, aux moments d’émotion et de fièvre, un corps en forme d’hexagone et, plus lointainement, d’autres corps auxquels, comme on dit, ce corps touche… et, je n’en finirais plus : voilà ce que devrait être, serait, sera, est déjà le bâtiment Beaubourg. Moins donc un monument, que, s’il faut inventer ce mot : un moviment. »
Francis Ponge, « L’Écrit Beaubourg », 1977
Voilà que le cœur de Beaubourg se ferme pour cinq longues années. Il faudra l’admirer de dehors sans pouvoir explorer son corps. À la place d’un parking, un musée d’art moderne se dressait en 1977. Désormais, le Centre Pompidou est un lieu culturel mondial à redécouvrir dans les espaces qui accueillent sa collection dispersée.